Technologies, Aménagement des Territoires Numériques - Réussir ou échouer son développement local - Enjeu du premier mètre - Suite 2 : Signification des termes

Informations pour votre compte
Authentification
Visiteurs : 3675 (4 par jour)
En débat

Technologies, Aménagement des Territoires Numériques - Réussir ou échouer son développement local - Enjeu du premier mètre - Suite 2 : Signification des termes



Notre époque numérique en modifiant profondément les repères de chacun(e) en vécu individuel ou collectif, nous invite à réinvestir la signification de termes qui peuvent être familiers à nos contextes professionnels ou personnels.

3- Que peuvent recouvrir, dans un contexte numérique,
les notions d’aménagement et de développement ?

  • En similitude avec les repères classiques de l’aménagement (du territoire), on pourrait dire que c’est :
    • La recherche, dans un contexte de pratiques numériques personnelles ou professionnelles, d’une meilleure répartition des potentiels humains en fonction des aptitudes au sein des réseaux sociaux ou communautaires et dans des éco-systèmes producteurs de valeur ajoutée économique et sociale. 
    • Ceci pouvant donner lieu à des spécialisations, des dynamiques de coopération avec un souci constant d’équité sociale et de nécessaire correction / compensation des disparités / inégalités dans la quête de la meilleure employabilité numérique des « habitants » de ces territoires.
    • Ces employabilités numériques pouvant induire des pratiques spatiales (mobilités physiques - rythme comme cheminement - , localisation des activités, implantation des habitats) qui bouleversent l’existant ; les politiques d’aménagements devraient :
      • Concourir essentiellement à favoriser les étapes, les ajustements, leur bon déroulement durant ces périodes de mutation.
      • Viser à la réversibilité des choix comme des équipements, à la stabilité des conditions externes de déploiement des pratiques numériques telles qu’évoquées ci-dessus agissant sur des territoires numériques plus ou moins stables et pérennes.
      • Inscrire les réalisations, non dans le dur comme c’est le cas aujourd’hui, mais conserver surtout des variables d’ajustements pour les générations futures et introduire dans les choix davantage de variables aléatoires pour offrir aux publics concernés une diversité d’options.
  • Littéralement « développement » signifie « déployer l’enveloppe, se développer ; état qui en résulte, action de dérouler, d’étendre… » [1]. Il devient essentiel que les décideurs et leurs collaborateurs (ingénieur, aménageur, développeur, urbaniste…) réinvestissent le savoir du Développement Local.
    Dans un contexte numérique, la question demeure sur l’aptitude des dirigeants à partager avec leurs concitoyens et réseaux, l’art de « se prendre en main et de miser sur ses propres forces » rejoignant les dynamiques de l’entrepreunariat et de l’initiative « bottom-up », construites sur des identités sociales / culturelles ».

4- Que pourrait signifier un Aménagement des Territoires Numériques ?

Dans un contexte de réseaux humains numériques, les repères suivants méritent attention :

  • Comme bien souvent élargir l’horizon en « pensant conjointement, globalement et en amont » : infrastructure, usages, acteurs diversifiés dont les citoyens.
  • Ne plus se focaliser sur la seule échelle territoriale géo-politique, mais s’attacher aux territoires numériques portés par les communautés , usagers… avec l’explosion des besoins de mobilités numériques [2] qui partent la plupart du temps du logement de la personne… Au fond prendre le regard de l« aire de marché » de l’entreprise. Aujourd’hui on devrait dire l’aire sociale ou l’aire communautaire des usagers, même si celles-ci peuvent être mouvantes.
  • Une telle approche ne peut être celle du seul ingénieur (télécoms ou équipement). Cela peut être l’approche d’une société en mouvement qui construit un des « réseaux infra-usages-acteurs » en se l’appropriant juridiquement (on sort alors du seul modèle Dsp. Cela pose naturellement la question du qui doit être propriétaire du réseau, du fameux bien commun évoqué ici et là par la société civile) ; et en le situant socialement selon des objectifs et un projet de gouvernance spécifique incluant l’ensemble des acteurs.
  • Cela donnerait souplesse et progressivité au déploiement du réseau à l’heure où les questions de mobilités dominent largement les questions d’infra fixes. Dans ce cadre l’offre nouvelle du produit Alcatel-Lucent ne serait qu’une opportunité dans le temps .
  • La question ne serait plus la fracture « de la dépendance d’accès fixes ou mobiles » mais la stimulation d’énergies communautaires entrepreneuriales contribuant conjointement aux actions infras mobiles ; à la création de valeur ajoutée sur des contenus locaux ou de proximité.

Suite de l’article, cliquez ici…

Si le lecteur souhaite approfondir les contenus présentés :
Cf Liste de discussion - DLD-Wirkers ou me contacter.

Voir en ligne : Technologies, Aménagement des Territoires Numériques - Réussir ou échouer son développement local - Enjeu du premier mètre - Introduction

le 11 avril 2011 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 12 avril 2011

Notes

[1] Cf wikipedia et Centre national de ressources textuelles et lexicales. Cf aussi divers ouvrages analysés notamment sur le développement-local - Centre de Ressources Veille DLD Numérique-.html

[2] Cf la dernière étude de l’Observatoire de l’Internet Mobil (GroupM du groupe WPP et SFR Régie) : Internet mobile arrive à maturité, usage plébiscité par les mobinautes, adeptes de la diversité des contenus proposés. Un possesseur de mobile sur deux dispose d’un abonnement Internet. Nombre d’options Internet illimité multiplié par 2,6 en deux ans (26% des abonnés en 2011, contre 10% en 2008). Un possesseur sur trois se connecte au moins une fois par semaine, soit 11,4 millions des 16-65 ans. Usage dans les transports (61%), au travail (59%), à leur domicile (55%), dans la rue (44%) et dans les lieux publics (43%). En termes d’applications : 17% pour les media, 16% infos pratiques et météo, 13% réseaux sociaux. Progression du m-commerce. 81% mobinautes utilisent la vidéo depuis leur terminal, soit 9,2 millions de personnes.