Réussir 2014 - La bataille de l’employabilité numérique et de la croissance

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Réussir 2014 - La bataille de l’employabilité numérique et de la croissance

2014 approche, et le monde numérique tourne de plus en plus vite… en désacralisant les échelles de l’espace et du temps… Les territoires de proximité et ceux de l’Europe vivront la convergence le temps d’une élection. La question de l’emploi, prégnante à tous les niveaux et pour tous les âges, doit rester un objectif majeur, fortement liée au renouveau des facteurs de croissance et aux valeurs d’une époque numérique.
Pour réussir cette bataille de l’employabilité numérique, de la croissance et gagner 2014 :) il devient urgent d’enclencher des mutations profondes dans les méthodes et les choix des politiques locales ou d’entreprises ; et de mettre en harmonie avec notre époque, les valeurs et motivations des collaborateurs, comme la place du client ou de l’habitant « actif en numérique ».


Le local numérique est autre que le seul local géopolitique. Mais les deux peuvent interagir.

  • Il faut intégrer pleinement l’émergence d’une société de « liens faibles » [1] favorisant égoïsmes et instabilité des engagements [2].
  • Adopter le tryptique SoLoMo (Social, Local, Mobile), qui s’appuie moins sur la topographie du territoire que sur le facteur d’empathie. Empathie ”je cherche des personnes ayant eu la même expérience que moi“ [3].

Les facteurs de croissance et de valeurs

  • Le Collaborateur, l’Habitant, le Client sont au coeur de la création de valeur via leurs réseaux. A ce titre, ils disposent d’une marge d’initiative et doivent être reconnus. A eux d’explorer leurs réseaux en veillant au respect d’un code de bonne conduite, selon les valeurs et principes déployés par l’organisation ou sur le territoire d’action.
  • Que ce soit pour une commune, une agglomération, un département, une région ou une entreprise… il ne faut pas limiter le raisonnement à une « glocalisation » par exemple, mais bien davantage prôner la « localisation en éco-système de proximité » fait d’adhésion, de services, de création de valeurs. Ceci dans une ère de l’informatique nomade et polymorphe traduisant la fin de l’ordinateur individuel [4].
  • Partir du premier mètre pour déployer les réseaux numériques et non desservir le dernier kilomètre (cf Technologies, Aménagement des Territoires Numériques - Réussir ou échouer son développement local - Enjeu du premier mètre) . Sur ce premier mètre déployer les capacités à générer de la valeur autour, pour progressivement faire tâche d’huile ! A explorer aussi, le concept de réseau d’initiative collective comme exemple d’appropriation par les utilisateurs d’une application ou d’un produit / service tournant sur ce type de réseau et répondant aux utilités de notre époque.
  • Réinvestir l’économie dans sa diversité pour réussir le développement local (cf Quels leviers pour le développement économique de proximité dans un contexte numérique ?) et pas seulement l’économie résidentielle (avoir la vision globale des potentiels de l’économie territoriale et pas se cantonner aux modes).
  • Prêter attention au respect de la vie privée, si malmenée actuellement par les réseaux sociaux « classiques ». Or nombre d’internautes sont soucieux de leur vie privée et se retrouvent dans les initiatives de réseaux sociaux Open Source Décentralisés comme Diaspora, Appleseed, NoseRub (Connectés mais protégés : le pari des réseaux sociaux décentralisés [5]).

Les bouleversements dans la gestion courante des organisations

L’employabilité

  • Adopter une posture de réactivité, une attitude proactive, et non de frilosité, en se situant clairement dans les écosystèmes numériques de demain - Maîtriser la chaîne de valeur de la conception à la distribution - Interfaces - Intermédiation - Objets connectés. Cela confortera l’attractivité du territoire comme de l’organisation. Accepter la diversité des aptitudes, réinvestir les informations à fort contenu argumenté, explorer les voies alternatives, et ne pas rester sur le discours de la sinistrose [6].
  • Conforter l’employabilité des habitants en repartant de savoir-faire locaux, anciens ou récents, ancrés dans le territoire. Approfondir leur volet aptitude à faire, et pas uniquement métier privilégiant souvent les seules voies de la formation Cf L’enquête BMO (besoins en main-d’oeuvre 2011) (la question du chômage n’est pas le résultat d’une absence d’offre mais d’un non-employabilité des habitants. Cf le % de l’indice « difficulté à recruter »).
  • Dans une société numérique de flux, il faut se faire une raison : employeurs et employés n’ont plus de raison absolue d’être sur un même territoire physique.
  • Ne pas raisonner employabilité… c’est faciliter le pillage de son territoire : Cf Infoguerre : La défense des terroirs certes liés à des produits typés… mais demain à des savoirs-faire non disponibles par absence de vision stratégique des aptitudes nécessaires, utiles, possibles dans « mon » territoire ou mon entreprise.
  • Faire sien la multi-territorialité en jouant des aptitudes du territoire, de ses habitants, ou celles de ses collaborateurs… et donc le mouvement ; comme une personne peut vivre ses multi-aptitudes…
  • Repères sur l’employabilité [7].

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modifie le 17 juin 2011

Notes

[1] La géopolitique d’internet par Solveig Godeluck - Ed La découverte : « Les communautés virtuelles sont même caractérisées par le »lien faible« qu’elles permettent d’entretenir : les amis sont lointains, on ne les croisera peut-être jamais, on ne leur dévoile qu’une partie de ses opinions, et on les fréquente pendant un temps limité. Cette mutation de la convivialité en »relation individualisée à la société « est une façon de restructurer le lien social lorsque les familles sont nucléaires, le travail sur mesure, les institutions en crise, bref, à l’âge de l’ »individualisme en réseau« . Plutôt que de désigner la communauté virtuelle comme acteur géopolitique du cyberespace, il est plus juste de considérer l’internaute comme un »colon« du virtuel, certes rattaché à une immense colonie, mais doté d’une légitimité et d’un pouvoir isolés. Il lui arrive, par la suite, de s’allier pour accroïtre ses forces. ».

[2] Jacques Ion - Le temps de l’engagement pluriel , Jacques Ion, Revue Sciences humaines hors-série N°39 déc 2002 / janv-fév 2003 Page 58 « on notera que le »zapping« a là aussi de plus en plus cours, et qu’à l’adhésion durable quasi irréversible … se substitue l’engagement ponctuel… »

[3] le Web : Désocialisation ou hypersocialisation ? - Interview Antonio Casilli - Internet Actu et Wirkers.info - Réseau Communautaire et Pratiques Collaboratives de contenus .

[4] La fin de l’ordinateur individuel est programmée

[5] Connectés mais protégés : le pari des réseaux sociaux décentralisés - Extraits :« l’une des alternatives possibles, et potentiellement la plus prometteuse, est la décentralisation : concevoir le réseau de manière à ce que les communications et les échanges aient lieu entre des nœuds jouant tous un rôle symétrique dans le système, éliminant ainsi la dualité entre le fournisseur de service et l’utilisateur, typique du modèle serveur/client, et la remplaçant par une situation où chaque client devient serveur. »

[6] Cf l’article de Pascal Bruckner, écrivain et essayiste dans le Monde du 2 mai : La séduction du désastre : « Si les rites anciens avaient pour fonction d’évacuer la violence d’une communauté sur une victime expiatoire, les rites contemporains ont pour fonction de dramatiser le statu quo et de nous faire vivre dans l’exaltante proximité du cataclysme. »

[7] A parcourir sur l’employabilité :
* Déf Sciences Humaines (« Il désigne, depuis ses premières apparitions dans les années 1980, les capacités individuelles à se maintenir dans un emploi ou à en trouver un. »)
* Interef - Gestion des Ressources Humaines Demain (« L’employabilité est la capacité d’un salarié à conserver ou obtenir un emploi, dans sa fonction ou dans une autre fonction, à son niveau hiérarchique ou à un autre niveau. L’employabilté d’un salarié suppose une gestion d’informations portant sur : les emplois de demain (les emplois émergents et les profils requis), ses compétences et ses capacités d’adaptation personnelles, les moyens de formation et d’acquisition de compétences, les opportunités de carrières et de mobilité, ses aptitudes à la mobilité géographique et fonctionnelle. »)
* Pré-requis à l’intégration du travail - Êtes-vous employable ? - Enquête employabilité et compétences. Rapport de synthèse - PM.Burgat et E.Certain - Anact