Repères interrogatifs sur le déploiement de télécentres par les élus ruraux

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Repères interrogatifs sur le déploiement de télécentres par les élus ruraux


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Une récente analyse « Développer l’économie numérique dans les territoires ruraux français : une ère nouvelle pour les télécentres ? » par l’équipe de Bruno Moriset (Université Jean Moulin Lyon 3) [1] donne divers repères plutôt classiques, mais fort utiles sur le contexte du sujet, les motivations, les conclusions….
C’est l’occasion de suggérer diverses investigations complémentaires ou points non évoqués : sous la forme de commentaires sur des extraits de l’étude.
Cliquez sur les onglets ci-dessous pour accéder aux divers points.


A propos de l’impact économique

  • « Bien qu’ils n’aient qu’un impact macro-économique limité sur le territoire, les télécentres sont utilisés comme des « laboratoires vivants », éléments de programmes plus larges destinés à élargir et renforcer la base économique des territoires ruraux. »
      • => Oui à condition de recontextualiser avec les autres facteurs du développement local [2] et de ne pas situer les télécentres comme un investissement classique de type équipement public.
        Sur les divers exemples cités, Il est mentionné, à juste titre, l’effet de levier que peut ponctuellement constituer quelques personnes de plus dans un village. Mais l’analyse ne situe pas suffisamment l’impact économique attendu en termes de création de valeur, d’emploi, de retour sur investissement pour les collectivités concernées, de viabilité économique des télétravailleurs.
        A voir note de bas de page sur la création de valeur en économie de flux acentrés [3].

Sur la rhétorique évoquée

  • “La relation entre les technologies de l’information et de la communication (TIC) et le développement économique des régions rurales a fait l’objet d’une littérature scientifique abondante (Grimes 1999, 2003, Malecki 2003, Moriset 2000, Rusten et Skerratt 2007)…." :
    • « territoires périphériques souffrent d’une pénalité structurelle causée par la faiblesse des densités et l’éloignement… »
    • « numérisation et la désintégration verticale des chaînes de création de valeur favorisent la multiplication des tâches réalisables à distance… »
    • « effondrement des prix des télécommunications, la localisation de certaines activités devient sans importance »
    • « développement du télétravail … »opportunité dorée« pour les territoires ruraux »
  • Le télétravail peut apparaître alors comme : « une complète renaissance de la vie rurale », et même « la fin du besoin de ville »… « associé à l’image romantique de la vie de famille et de la communauté villageoise préindustrielle »
  • L’investigation rappelle aussi le rôle de : « classe créative » … “lone eagles and high fliers”, et “autres télétravailleurs et entreprises rurales de services de l’économie numérique.“
      • => Au-delà des formules attractives ou marketing (situant le volet « affect » du sujet télétravail)… il faut creuser la complémentarité possible, l’interaction économique et sociale entre l’implantation de télétravailleurs (plutôt services) et la présence d’entreprises locales (parfois à dimension internationale) de type « à la campagne » comme dans le Choletais ou en Thiérache.
        De même, dans la rhétorique ambiante, il faut préciser l’interaction entre des télétravailleurs « éparpillés » sur un territoire donné et le fonctionnement des réseaux de villes ou de bourgs.
        Ceci, sans oublier que les bassins d’emplois évoluent dans leurs échelles et composantes en devenant de plus en plus des bassins d’employabilité.

A propos des exemples cités revalorisant la rhétorique classique du télétravail rural

  • « La page d’accueil du portail dédié aux micro-entreprises de télétravail (ou SoloSoho3) du département du Gers est à cet égard révélatrice. Une jeune femme est assise en tailleur sur un carrelage avec un ordinateur portable sur les genoux, un chat lové auprès d’elle.… » « le télétravail a quelque chose à promettre pour tout le monde ».
      • => Attention à ne pas mélanger ce qui est du domaine d’un marketing visuel réussi ; et la réalité des pratiques professionnelles d’un télétravailleur en accord ou désaccord avec les aspirations de la vie familiale ! De plus, il faut davantage faire la distinction entre des télétravailleurs au statut d’indépendant, agissant sur missions ; et ceux en contrat de travail, agissant dans le cadre de la conduite d’une politique RH d’entreprise ou d’administration. [4]

Les facteurs renouvelant l’intérêt pour le télétravail rural

  • « Montée des préoccupations environnementales… crise énergétique… arrivée à maturité de l’économie numérique et de la société de l’information… crise économique »
  • Symbole : « le département de la Lozère aura davantage investi dans les technologies d’information que dans le réseau routier »
  • « Etroitesse de la base économique des territoires ruraux. L’emploi dans l’agriculture et l’industrie régresse. L’Etat se désengage… Faible liquidité du marché local de l’emploi… Poids de l’économie résidentielle »
      • => Certes les facteurs évoqués reflètent un contexte plus ou moins opportun / contraint pour les initiatives économiques en milieu local et rural, mais le lien de causalité ou d’induction, entre ces facteurs et l’intérêt de déployer du télétravail n’est pas approfondi. Les auteurs tiennent plutôt ici, un propos descriptif et constatif. C’est dommage pour la démonstration.

Enjeu

  • « L’enjeu est de favoriser l’arrivée d’entrepreneurs depuis l’extérieur du territoire, tout en stimulant l’entrepreneuriat local. Compte tenu de la rhétorique évoqué précédemment, le télétravail et les diverses formes de »e-business« apparaissent comme une cible naturelle. »
    Gains attendus sur : « fonction productive en milieu rural… alternatives à l’économie résidentielle… anticipant les mutations économiques prévisibles en montagne. »
      • => Certes, mais une rhétorique ne peut suffire à conduire une politique ! Dans l’investigation il n’y a, par exemple, pas d’analyse statistique sur l’origine des flux de télétravailleurs. Sont-ils des urbains délocalisés, sont-ils des résidents changeant de modalités de travail, est-ce le fait de Pme locales ou de grands groupes décidant d’implanter sur certains territoires ruraux une partie de leur troupe ?
        A voir aussi en note de bas de page, repères, dans un monde numérique acentrée, sur les mouvances et incidences sur le rural : comportement / identités des villes numériques et création de valeur / territoires numériques / usagers. [5]

« Retour » des télécentres ruraux ?

Qu’est-ce alors qu’un télécentre aujourd’hui ?

  • « Le concept reste flou. En France, cependant, il existe un certain consensus, pour considérer que le mot désigne une structure à vocation économique, dédiée à l’accueil des télétravailleurs et micro-entreprises de l’économie numérique. Ce qui différencie le télécentre du »centre multimédia« , plutôt destiné au public. »
  • « Un télécentre est un espace hébergeant des télétravailleurs salariés ou indépendants. Ils y trouvent au minimum un bureau privatif à louer à la journée, à la semaine ou au mois ; des équipements partagés (accès à haut débit, télécopie, imprimante, ordinateur, vidéoprojecteur…) et des services permanents ou occasionnels. Le télécentre peut être situé dans un local ayant une autre vocation comme un hôtel d’activité, une pépinière d’entreprise, un incubateur, une mairie, une école, un bureau de poste, une trésorerie, une maison de services publics… Il peut utilement servir de lieu de travail permanent ou occasionnel pour des télétravailleurs habitant à proximité et dont l’entreprise est éloignée, de bureaux de passage pour des télétravailleurs nomades…, de lieux de rencontre pour les télétravailleurs indépendants exerçant à domicile à proximité et désireux de rompre leur isolement (DIACT 2006). »
      • => Ces définitions font penser aux époques où l’Open Space avait la cote. De plus elles ciblent prioritairement à la fois la fourniture de services et le secteur des services. Il serait bien comme déjà évoqué, même si le volet de la présente étude se cantonnait aux territoires ruraux, d’y inclure davantage le monde des innovations produits et des activités industrielles, artisanales et culturelles (ou vie sociale) en s’inspirant (toutes proportions gardées) par exemple des TechShops… voir du Familistère Godin.

Objectifs et stratégie de la création des télécentres

  • « Economies d’échelle dans la création d’un environnement de travail professionnel : mutualisation des équipements et services … salle de réunion, photocopieur et imprimante laser couleur, équipement de vidéoconférence, service de secrétariat. »
  • « Briser l’isolement : les relations sociales constituent une sorte »d’externalité non marchande« dont bénéficient les occupants d’un télécentre. »
  • « Qualité des télécommunications : connexions de type FTTx ou WiMAX pourrait s’avérer un atout précieux pour les télétravailleurs… Mais, s’ils n’en bénéficient pas à domicile, les télétravailleurs ruraux seront peut-être amenés à travailler à temps plein dans les télécentres, qui deviendraient alors des hôtels d’entreprise ordinaires. »
  • « Question immobilière : le développement touristique, et la multiplication des résidences secondaires peuvent concurrencer négativement la croissance d’activités tertiaires fondées sur le numérique.. prix de l’immobilier, prix des loyers, raréfaction des terrains constructibles… »
  • « Les télécentres doivent être considérés comme des plateformes support dont l’accès doit être flexible, le plus souvent à temps partiel. … Il faut considérer le nombre global de télétravailleurs auxquels la plateforme apporte un support effectif, même si les personnes ne sont pas présentes en permanence sur le site. Par nature, un télécentre doit avoir un taux de vacance élevé.… A défaut, il ne peut pas jouer son rôle de lieu de travail relais pour les entrepreneurs individuels, micro-entreprises et télétravailleurs salariés qui vivent et travaillent alentours. »
      • => On attendait sur les facteurs d’intérêt une analyse du volet économique des télétravailleurs eux-mêmes en termes de coûts de fonctionnement et d’investissement ; mais aussi de parts de marché gagnés du fait de l’usage du télécentre.
        L’impression domine d’une analyse principalement ciblée sur l’offre « publique » de télécentres. Les questions de viabilité économique, le contexte de production ou de vie des télétravailleurs indépendants et salariés ou davantage, leur réussite / échec économique mériteraient un examen plus approfondi. Il est de ce point de vue dommage de ne pas avoir présenté le volet méthode utilisée pour recueillir / exploiter les informations.

Réseaux de télécentres

  • « Pour faciliter l’accès des télétravailleurs et autres travailleurs nomades sur tout le territoire, certains départements ruraux ont mis en place des réseaux de télécentres, comme le Cantal, l’Ariège, le Gers. L’Orne suit également ce modèle. »
  • « Vers des télécentres virtuels ? : accroître la lisibilité des télétravailleurs indépendants isolés, ainsi que la mise en réseau de ces télétravailleurs entre eux, sous la forme d’une sorte de »cluster virtuel« … pouvant faciliter les opportunités de partenariat.… Y manquent la mise à disposition d’un réseau à haut voire très haut débit, et l’opportunité de rencontres de face à face avec des tiers. »
      • => S’il est judicieux de suggérer aux télétravailleurs une mise en réseau sur leur territoire de référence, il faut espérer que leur viabilité éonomique et aires de marchés ne se limitent pas au « local de proximité » ! Sinon à quoi sert un télécentre.

Conclusion de l’étude

  • « Quelle que soit leur taille, les télécentres reposent sur un fort subventionnement public. »
  • « Ils représentent la matérialisation de l’économie numérique et des téléactivités dans le champ des territoires. »
  • « Il faut renoncer à l’argument »environnementaliste« souvent déployés pour justifier les politiques qui visent à développer le télétravail. La vie rurale est gourmande en carbone : résidences individuelles souvent mal isolées , transports publics peu développés, déplacements automobile.… Les télécentres, par leur seule existence, peuvent annuler une partie de l’avantage écologique du télétravail à domicile, qui repose sur la suppression du trajet domicile-travail ».
  • « L’objectif des télécentres n’est pas la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais bien la revitalisation économique des territoires, en favorisant l’attraction et la rétention des actifs susceptibles de travailler dans les secteurs de l’économie numérique et de l’économie de la connaissance.… Quelques familles en plus ou en moins peuvent faire toute la différence, avec des conséquences en termes de qualité de vie pour l’ensemble de la population. »
      • => Il s’agit bien de territoires ruraux privilégiant l’investissement public comme « levain » d’une dynamique économique fondée sur le télétravail. Sans doute l’effet de levier peut être ponctuel avec quelques familles en plus, mais un télécentre, vu uniquement comme équipement public, fait-il du développement local [2] et surtout une crédibilité économique et social du territoire pour continuer à attirer de nouveaux habitants ?
        Doit-on en conclure : pour vivre heureux avec un télécentre, vivons cachés, en quasi autarcie économique et en ne prêtant guère d’attention : aux questions environnementales, au retour sur investissement pour les collectivités à l’heure de restrictions financières, à la gouvernance de ces lieux en partage ?

Références de l’étude

  • Beyers, W.B. et Lindahl, D.P. (1996) Lone eagles and high fliers in rural producer services, Rural Development Perspectives, 11 (3) : 2–10.
  • Bibby, A. (1995) Teleworking : Thirteen Journeys to the Future of Work, Londres : Fondation Calouste Gulbenkian.
  • Blanc, G. (1998) Panorama des télécentres dans le monde, Paris : Eurotechnopolis Institut, www.eurotechnopolis.com/fr/bookstor&hellip ; (consulté le 3 novembre 2006).
  • Caffarelli, J.F. (2010) Le Télécentre de Bellême a reçu son premier utilisateur, 12 septembre, www.caffarelli.fr.
  • Clark, M.A. (2000) Teleworking in the countryside. Home-based working in the information society, Aldershot : Ashgate.
  • Conseil Général de l’Orne (2010) NOMADES100. Appel à projets pour la création de télécentres ruraux, 28 juillet, www.cg61.fr/iso_album/dossier_nomad&hellip ;.
  • Davezies, L. (2008) La République et ses territoires : La circulation invisible des richesses, Paris : Seuil.
  • De Mazenod, X. (2010) Les 2 premiers télécentres de l’Orne : Boitron et Bellême, 15 juillet, www.zevillage.net.
  • Denis, M. (2010) Télécentres Virtuels en Réseau, 23 août, http://internet3solutions.com/conce&hellip ;.
  • DIACT-DATAR (2006) Appel à projets « Télécentres et téléactivités », www.datar.gouv.fr/IMG/File/AAPtelec&hellip ;.
  • Ferhenbach, J. et al. (2009) Le développement du télétravail dans la société numérique de demain, Rapport au Premier ministre, Paris : Centre d’analyse stratégique et Cabinet Roland Berger, novembre.
  • Florida, R. (2002) The Rise of the Creative Class . . . and how it’s transforming work leisure community & everyday life, New York : Basic Books.
  • Forester, T. (1988) The myth of the electronic cottage, Futures, 20 (3) : 227-240.
  • Grimes, S. (1999) Rural areas in the information society : diminishing distance or increasing learning capacity ? Journal of Rural Studies, 16 : 13–21.
  • Grimes, S. (2003) The digital economy challenge facing peripheral rural areas, Progress in Human Geography, 27 : 174–94.
  • Handy, S.L. et Mokhtarian, P.L. (1996) The future of telecommuting, Futures, 28 : 227–40.
  • Hillis, K. (1998) On the margins : the invisibility of communications in geography, Progress in Human Geography, 22 : 543–566.
  • Juppé, A. et Rocard, M. (2009) Investir pour l’avenir. Priorités stratégiques d’investissement et emprunt national, Rapport de la Commission de l’emprunt national au Président de la République, Paris : La documentation Française.
  • Kotkin, J. (2000) The New Geography : How the Digital Revolution is Reshaping the American Landscape, New York : Random House Trade.
  • La Gazette des Communes (2009) Le nouvel élan des réseaux de télécentres, 24 août, pp. 26-28.
  • L’Union du Cantal (2008) Le Cantal innove par le télétravail, 13 décembre. Malecki, E.J. (2003) Digital development in rural areas : potentials and pitfalls, Journal of Rural Studies, 19 : 201–214.
  • Malecki, E.J. et Moriset, B. (2008) The Digital Economy : Business Organization, Production Processes and Regional Developments, Londres : Routledge.
  • Moriset, B. (2000) La problématique des technologies de l’information en milieu rural, éditorial, Géocarrefour, 75 : 10–11.
  • Moriset, B. (2003) Rural enterprises in the business intelligence sector : utopia or real development opportunity ?, Netcom, 17 : 3–22.
  • Moriset, B. (2010) Réseaux de télécommunications et aménagement des territoires. Vers une « fracture numérique territoriale 2.0 » ? Cybergéo, n° 489.
  • Morel-à-l’Huissier, P. (2006) Du télétravail au travail mobile, un enjeu de modernisation de l’économie française, rapport au Premier ministre, Paris : La Documentation Française.
  • Negroponte, N. (1995) Being Digital, Londres : Vintage Books.
  • Officescape.com (2010) Teleworkcenter : travel less and work more in a nearby certified telework center, www.officescape.com.
  • Qvortrup, L. (1989) The Nordic telecottages : community teleservice centres for rural regions, Telecommunications Policy, 13 : 59–68.
  • Richardson, R. et Gillespie, A.E. (2000) The economic development of peripheral rural places in the Information Age, in M. Wilson et K. Corey (eds) Information Tectonics : Space, Place and Technology in an Information Age, Chichester : John Wiley & Sons, 199–217.
  • Rusten, G., et Skerratt, S. (eds) (2007) Information and Communication Technologies in Rural Society : Being Rural in a Digital Age, Londres : Routledge.
  • Salomon, I. (1998) Technological change and social forecasting : the case of telecommuting as a travel substitute, Transportation Research Part C - Emerging Technologies, 6 : 17–45

Voir en ligne : Télécharger l’étude : Développer l’économie numérique dans les territoires ruraux français : une ère nouvelle pour les télécentres ? - Projet Discotec - Lyon 3

le 20 janvier 2011 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 15 février 2012

Notes

[1] Communication distante, organisation de la production et économie cognitive dans les territoires périphériques : État des lieux et enjeux de développement (http://discotec.univ-lyon3.fr). Ce projet est financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Cet article a bénéficié du travail de terrain et des interviews réalisés par J. Beaufrère, Y. Deschaux, et C. Ramirez, étudiants de Master à l’Université Jean Moulin – Lyon 3

[2] Lire sur le développement local, les diverses analyses d’ouvrages et de revues Centre de Ressources - Veille - DLD - Numérique

[3] Création de valeur en économie de flux acentrés : Lego Numérique Local - Comment concilier Territoires numériques, Développement local, Entrepreneuriat, Boucle Locale, Opérateurs de proximité, Politiques publiques ?

[4] Cf La GRH dans la tourmente du numérique…

[5] Repères sur les mouvances concernant, dans un monde numérique acentrée

[6] Le rapport sur l’expérience Datar 2005 / 2006 n’a pas été publié, ce qui traduit une crainte de la puissance publique d’afficher ses échecs au lieu d’en tirer profit pour rebondir… Au lecteur s’intéressant aux questions d’évaluation, cf Les nouvelles frontières de l’évaluation - 1989-2009 : vingt ans d’évaluation des politiques publiques en France, et demain ? ou encore Les techniques d’évaluation des impacts : avantages comparés, risques et limites


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  • Dans le contexte actuel de pénurie budgétaire pour les collectivités territoriales associées à la perte de visibilité financière liée à la réforme de la TP, la question du « retour sur investissement » mérite d’être posée. Cependant, le retour escompté est très différent selon que le télécentre créé est le fruit d’un bâtiment déjà existant (rénovation, changement d’affectation, partage des locaux, etc.) ou qu’il résulte d’une construction ad hoc. Il s’agit aussi d’une question d’évaluation : cherchera t-on à apprécier le retour direct sur investissement du télécentre (taux de couverture des dépenses de fonctionnement du télécentre par les adhésions d’entreprises ou d’entrepreneurs indépendants, d’organismes publics) ou le retour « indirect » lié aux activités créées ou maintenues grâce à la présence du télécentre ?