Open Data, par où commencer ? Citadel on the move - Que publier, Fiabilité, Confiance, Consolidation, Interopérabilité, Enrichissement, Gratuité / Tarification, Décentralisation, Offre / Demande, Ecosystème - Issy Les Moulineaux 5-10-2012

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Synthèse - Conférence

Open Data, par où commencer ? Citadel on the move - Que publier, Fiabilité, Confiance, Consolidation, Interopérabilité, Enrichissement, Gratuité / Tarification, Décentralisation, Offre / Demande, Ecosystème - Issy Les Moulineaux 5-10-2012

La rentontre Open Data, par où commencer ? Citadel on the move - Issy Les Moulineaux 5 octobre 2012 a permis de situer quelques témoignages de collectivités via un panorama des expériences locales européennes.

Quel rôle doivent jouer les collectivités locales pour soutenir le mouvement Open Data ? Modérateur : Dr. Julia Glidden, Directrice Générale de 21c Consultancy (Royaume-Uni)

  • Philippe Allard, chef de projet Site web Ville de Bruxelles (Belgique) simple couche aux travaux existants
  • Bart Rosseau, coordinateur e-stratégie et Open Data de la Ville de Gand (Belgique)
  • Jean-Philippe Clément, chargé de mission TIC et innovation de la Ville de Paris (France)
  • Ivonne Jansen-Dings, chargée de projets « Apps for Amsterdam » (Pays-Bas)
  • « Open Data à Rotterdam : Associer l’éducation, la recherche, les affaires et les autorités locales », Peter Conradie, chargé de projet, Université de Rotterdam (Pays-Bas).

 
Objectif : mieux situer ce qu’attendre de l’Europe pour libérer des données ? Open Data n’est-il qu’un outil ? Quid des applications pour Europe ?
Quelles données faut-il pour Citadel (règle minimum, applications doivent être faciles et peu chères) ? Qu’apporte Citadel sur la question des données financières ?…


Les deux tables rondes complètent l’analyse, même si certains points auraient mériter davantage d’investigation.

Comment utiliser les données libérées ?

Modérateur : Hugo Kerschot, Directeur Général de IS-practice (Belgique)

  • Quelles données publier en premier ? John Keys, chef de projet à l’Agence du Développement Numérique de Manchester (Royaume-Uni) évoquant la transformation de Manchester en ville intelligente Open Data comme facteur clé du développement suggère quelques repères :
    • Publier au départ des données selon la mentalité, la culture des services.
    • Ne pas publier tout d’un coup.
    • Travailler avec tout le monde , faire attention aux données personnelles ?
    • Point clé : se lancer et résoudre les problèmes qui se posent au fur et à mesure.
    • Privilégier le format csv.
    • Occasion de finaliser plan et stratégie.
    • Efficacité incidente de la publication des données : 600 personnes passaient du temps a échanger des données en interne / externe soit 10 millions d’euros…
    • Sur les réseaux transports l’efficacité tient dans les données intéressantes pour les utilisateurs des transports.
    • Une raison politico / sociale : ville plus intelligente = mieux utiliser les compétences locales.
    • Que viser en rendant les informations disponibles : facilité d’accès, comment les utiliser, prendre en compte l’évolution des données, que faire avec des groupes utilisateurs, communautés Open Data…
    • ex de l’impact des données sur les arbres pour faire partager l’écologie environnementale.
  • Quel impact sur l’organisation interne de la collectivité ? Frédéric Romanczuk, secteur public, Microsoft (France).
    • Retravailler les processus de transformation des données en Open Data : fiabiliser les données, un projet qui transverse tous les métiers… force de la décision des élus, permet le dialoguer entre directions, un projet Open Data n’est pas un projet technologique.
    • Difficulté pour mettre à disposition des données par directions métiers : cela conforte la visibilité sur la qualité du travail des services…
    • Open Data est intéressant en interne, entre directions pour réduire les silos.
    • Ex arbres géolocalisés : utilisable par réseau des allergiques aux pollens… il faut déterminer l’essence de l’arbre.. et donc responsabiliser , valoriser l’agent…
  • Gratuité ou tarification ? William Gilles, Directeur du Master Droit du numérique Administration-Entreprises de l’Ecole de Droit de la Sorbonne, Président d’IMODEV (France)
    • Selon une enquête, la majorité demande l’accès gratuit aux infos, 30% pour utilisation commerciale ou non, majorité aussi contre le paiement, 46% considèrent qu’on ne peut pas faire payer coût total, 23% pour coît marginal.
    • Bien cerner le cadre juridique comme la directive PSI public sector information.
    • Tenir compte de la qualité des données libérées.
    • Attention : l’accès n’est pas forcément la réutilisation.
    • 4 modèles extrêmes sont possibles : mise à disposition inconditionnel, gratuit avec conditions utilisation, payant sans conditions, payant sous conditions.
    • Dans les données couvertes par directive 2003, beaucoup de données sont exclues.
    • Nouvelle directive apportera de nouvelles possibilités.
    • Ce n’est pas l’accès qui doit être payant, mais son utilisation.
    • Une politique Open Data s’oppose ou pas à la valorisation des données publiques.
    • Regardons la situation pour les petites villes.
    • Il nous faut une décentralisation numérique.
  • Quelle plateforme utiliser pour héberger les données libérées ? Bruno Pinna, Directeur Cloud computing, Bull (France)
    Comment rendre les données consommables
    • Choisir une infrastructure ouverte, évolutive, disponible.
    • Attention à la façon dont on expose les données avec de l’intelligence via api.
    • Il faut induire une confiance dans les données.
    • Il est parfois difficile de consolider les données entre divers territoires, villes…
    • Il faut noter une certaine déception sur les usages faits.
    • Prendre en compte l’arrivée du web sémantique.
    • Aspect enrichissement des données via le cloud computing.
  • Comment favoriser l’interopérabilité ? Evangelos Argyzoudis, expert TIC, Intrasoft (Luxembourg)
    • Vision interoperability : service public sans frontières. améliorer coopération et information en déployant vision Malmö
    • Aujourd’hui les données sont publiées mais sans se préoccuper des citoyens , des entreprises, de l’interopérabilité…
    • Il faut partir des citoyens, entreprises…
    • Mettre en alignement les metas données.
    • Les défis technologiques : relier, visualiser des données… en les insérant dans une infrastructure unique…
    • Lapsi project, ISA programme, ePractice.eu, + spaces, wegov, Citadel
    • Prendre en compte le coût pour transformer les données dans des formats facilitant l’interopérabilité.
    • Citadel : écosystème pour faciliter communautés de développeurs. Un rôle important pour l’interopérabilité.

Comment développer des applications utiles avec l’Open Data ?

  • Comment inciter les entreprises à développer à partir des données libérées ? - Comment les applications mobiles influent sur les comportements des consommateurs ?
    Modérateur : Hervé Rannou, Président d’Items International
    • Chacun veut devenir la plateforme de référence : ex en culture, en événement…
    • Il faut se baser sur des services ad-hoc plus que des product services.
    • En Europe les entreprises se rémunèrent surtout par le service.
  • Les technologies Linked Data - Karima Rafes, Présidente de BorderCloud (F)
    • Mention d’une application pour restaurateurs afin de valoriser leur menu … Enjeu de la désintermédiation des données.
  • Quelles applications utiles ? David Biscarrat, PDG de RichAnalysis (F)
    • La qualité ne porte pas tant sur la donnée que sur les croisements possibles avec d’autres données pour créer de la valeur et du sens.
  • Quels bénéfices les entreprises peuvent-elles tirer de l’Open Data ? Jean-Marc Lazard, PDG d’OpenDataSoft (F)
    • Les données sont le nouveau capital de l’économie globale.
    • Induisent de nouvelles gouvernances.
    • A croiser avec big data et agilité.
    • Le partage des données comme prolongement des réseaux sociaux.
    • Trois types de données :
      • Référentielles (infos pratiques, base connaissances),
      • Opérationnelles (flux infos, données activités),
      • Tansactionnelles (personnelles, relevés terrains participatifs)
  • Pourquoi autant de données publiées et si peu d’applications ? Marc Ribes, Futurologue Secteur Public, Orange
    • Il faut anticiper sur les besoins du secteur public
    • Penser à l’Open data 2.0
    • 140 milliards en impacts directs et indirects : mais peu de valeur créée, sociale, économique…
    • Il faut animer les deux types d’interlocuteurs (offreurs, utilisateurs).
    • L’Open Data se déploie en situation d’offres… sur ce qui peut être mis en évidence… Mais très peu sont réutilisées .
    • Changer de paradigmes en privilégiant la demande de données : animation de l’écosystème travaillant a l’ouverture et réutilisation de données porteur de valeurs.
    • Ouvrir des données plus complexes par ex sur le temps réel ou avec traitement préalable d’anonymisation et les données non structurées.
    • Il faut des intermédiaires qui vont faire la préparation des données…
  • Les vrais usages de l’open data - François Bancilhon, Président de Data Publica (France)
    • Développeurs de données.
    • On ne fait pas assez l’exploitation.
    • Valoriser dans les appels d’offres.

Conclusion et questions en suspend

  • Pourquoi les villes ne s’occupent-elles pas davantage des données déjà géolocalisées 70%.
  • Attention dans le programme Citadel nous sommes plutôt tournées vers des solutions simples , via des traducteurs… (ce que ne sont pas les approches sur Lyon et Bretagne)
  • La tarification sur l’utilisation données : selon taille des villes ?
  • Quelle distinction claire entre utilisation et réutilisation ?
  • Juste voir une image de document n’est pas suffisant…
  • Télécharger sur internet ne coûte pas grand chose, alors quel intérêt de raisonner sur un coût marginal proche de zéro ?
  • Modèle économique est dans l’intermédiation, rôle essentiel avec le client payant le développement.
  • Il est difficile de déployer une économie Open Data par rapport a la seule taille de la collectivité.
  • Peu de gens vont en vivre.
  • Open Data est utile pour optimiser le fonctionnement des services publics ou privés.
  • Cela favorise la mise autour de la table d’acteurs divers.
  • La ville a intérêt à développer un écosysteme.
  • Qui des données aidant les personnes âgées, la gestion des crises écologiques… mais le marché n’est pas là…
  • Il faut un partenariat au coeur de la ville et réinvestir la question des fournisseurs.
  • A voir aussi ce que les entreprises peuvent mettre à la disposition des acteurs publics.
  • Dommage de ne pas avoir évoqué la question de l’Open Data pour les textes et autres documents des collectivités, services Etat, voir entreprises, concernant des éléments réglementaires, de procédures, de réflexions opérationnelles ou prospectives… ou encore préparatoires à des projets débouchant sur des débats publics. Cela pouvant conforter la conscience et la connaissance des citoyens sur certains enjeux de la vie collective et contribuer à nourrir les pratiques démocratiques et la gouvernance locale.
    On oppose souvent à ce sujet les questions de « propriété intellectuelle »… mais sur des documents publics, mis en ligne par des fonctionnaires, au service des citoyens, s’appuyant souvent sur des documents ou rapports publics… financés par de l’argent public (Etat ou Collectivités) ; la propriété intellectuelle existe-t-elle, peut-elle exister… et être opposée à l’Open Data ?

A voir aussi


Voir en ligne : Rentontre Open Data, par où commencer ? Citadel on the move - Issy Les Moulineaux 5 octobre 2012

le 11 octobre 2012 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 13 octobre 2012