Neo-Nomade : Trouver son tiers lieu - Application mobile - Tendances co-working, centre d’affaires, télécentres, smart work centers… Propos et Oublis

Informations pour votre compte
Authentification
Mots clés
Visiteurs : 3739 (2 par jour)
Info Vie Quotidienne N°798-2131

Neo-Nomade : Trouver son tiers lieu - Application mobile - Tendances co-working, centre d’affaires, télécentres, smart work centers… Propos et Oublis

HTML - 20 octets
Néo-Nomade
Cliquez pour accéder à l’application

L’appli I-Phone & I-Pad est disponible sur App-Store
(cliquez ici pour y accéder)
(prochainement Androïd)

La conférence de presse pour présenter l’application mobile Neo-Nomade fut l’occasion de quelques échanges intéressants entre les intervenants et la salle, mais aussi des oublis significatifs (cf ci-dessous). Vous trouverez en italique commentaires ou questions.

En introduction, Denis TERSEN (Directeur de l’agence régionale de développement Paris - Ile de France) évoqua le caractère fédératif de l’agence envers les acteurs de l’entreprise, les pôles de compétitivité, les chambres consulaires, les innovateurs… ; le volet expérimentation notamment dans un objectif de conversion écologique de l’économie.

  • Quelle cohérence du nomadisme et tiers lieux avec le déploiement comme la localisation des activités immobilières et industrielles dans la région IDF : prospective, développement local et création pérenne de valeur locale ?

 
Angelica TIGAN (Directrice de centre d’affaires pour le groupe SERVCORP) situe le devenir des centres d’affaires à l’heure des espaces flexibles. L’opportunité vient par ex d’Open Space reconverti plutôt haut de gamme à la journée en one shot. Il faut assurer la conjonction de bureaux équipés, de bureau virtuel sur de plus longue période avec services et d’Open Space à la journée. A la différence de Regus et Multiburo (offres similaires plutôt mass market) Servcorp se positionne sur le haut de gamme.

  • Intéressant la logique de réactivité face à des Open Space existants et un peu délaissés. Une logique classique de recherche de rentabilité en segmentant le marché des usages, selon des opportunités.

 
Jean-Baptiste ROGER (Conseiller NTIC auprès du président de la REGION IDF) cite comme exemple de la révolution coworking : La Cantine Paris. Dans ce type d’espace, le salarié est seul et conjointement avec d’autres. Le coworking est défini comme un lieu de passage et un ensemble de pratiques favorisant brassage et horizontalité ; avec une démarche collective plus large… Les collectivités doivent avoir un rôle pro-actif et favoriser les expérimentations en visant une offre très large.

  • Peu d’indication sur les engagements financiers de la Région envers ce type de tiers lieux soit en direct, soit comme effet de leviers. Plus généralement, quid du caractère pérenne d’engagements financiers sur ce sujet à l’heure d’arbitrages difficiles vu la situation financière délicate des collectivités.

 
Laurian BERTIN-HUGAULT (Président de CENTREX) mentionne une étude de marché en cours en Seine et Marne (visant à l’établissement de 4 sites pilotes) pour mieux apprécier les attentes des chefs d’entreprises en matière de télétravail et nomadisme.
Il distingue les télécentres (accessibles à tous) et les espaces coworking plus professionnels. Il faut s’inspirer des hollandais et probablement, selon l’opportunité des lieux : dissocier les types d’espaces selon la durée d’usage. Plus les gens restent longtemps, plus ils vont dans les étages.
Sur le fond, tout le monde se cherche ce qui crée des difficultés. Ajouter les freins psychologiques.

  • Dommage de ne pas avoir mentionné, en termes de performance numérique attendue, le lien avec le déploiement diversifié des technologies réseaux internet sur le territoire. Et quid plus précisément des besoins en téléconférences pour les PME par exemple.

 
Thierry COSTE (Directeur consulting et services chez STEELCASE) invite à repenser le travail, réinventer le lieu de travail. Comment héberger les situations de travail du 2.0. Il faut suivre les tendances émergentes. Aujourd’hui il y a une course entre offre et demande et probablement l’émergence d’une mosaïque d’offres.

  • Il est bien de ne pas se limiter à des questions d’équipements de bureaux pour situer l’intérêt ou la performance du sujet.

 
Sur l’application Néo-Nomade disponible le 14 septembre sur l’AppStore, Baptiste BROUGHTON et ses collègues Frantz GAULT et Nathanaël MATHIEU en font une présentation ciblée et consciente à la fois du potentiel et des points à peaufiner.

  • Identification via une base de données des tiers lieux de type : centre d’affaires, télécentres, co-working, café wifi… en visant rigueur et qualité dans l’information géopositionnée… et possibilité de réservation en ligne.
  • Ouverture sur le modèle économique : appli gratuite, pourcentage sur les usages des tiers lieux… modèle encore en exploration.
  • Manque à ce jour les liens entre les lieux et les réseaux de transports… et la question de la distance…

 
Les points absents ou très peu évoqués dans les échanges

  • Rien sur ce qui fait la rentabilité de ce type de tiers lieux (et pourtant sur les télécentres… la Datar a enfin évoqué à Ruraltic la nécessité d’avoir un modèle économique !)
  • L’absence d’investisseurs sur le créneau des tiers lieux (manque de vision d’un marché en devenir, trop peu de rentabilité à court terme ?). Notons cependant l’intervention de Richard COLLIN mentionnant dans le contexte des Eco-Centres 2.0 des rencontres entre les acteurs concernés, dont justement les investisseurs. Cf Les éco-centres 2.0 : nouvelle approche green du travail ?
  • Très peu d’entrepreneuriat pour lancer des espaces tiers lieux (logique plutôt associative et financement public). Le témoignage de Sandrine BENATTAR Soleilles Cowork confirme clairement cette réalité et les difficultés en la matière.
  • Quid de l’usage plus général des tiers lieux à des coûts raisonnables pour formation de quelques personnes sur 5 jours par ex.
  • Aucune interférence entre les acteurs de l’immobilier et le dynamisme de ces tiers lieux. Le télétravail correspondant en gros à 2 jours à distance par semaine… Quelle sera la première collectivité qui pour 100€ de construction de bureaux, exigerait 30€ du promoteur pour un investissement tiers lieu ? Et que doivent dire sur ce point les documents d’urbanisme en milieu urbain comme espace rural ?
  • Le rôle d’une application comme Néo-Nomade vis à vis des dirigeants d’entreprises pour les inviter à mieux cerner le potentiel du télétravail et nomadisme. Ce point évoqué par une participante intervenant en responsabilité sociale, interpelle sur la capacité d’écoute des DRH, DSI et DG dans leur pratique nomade.… Dommage de n’avoir pu approfondir… en renvoyant, via un autre participant sur le seul middle management.
  • Rien non plus sur les volets identitaire et pérenne de ce type de lieux en revisitant par ex le propos : « Si un lieu peut se définir comme identitaire, relationnel et historique, un espace qui ne peut se définir ni comme identitaire, ni comme relationnel, ni comme historique définira un non-lieu » - Relire « Non-Lieux, Introduction à une anthropologie de la surmodernité » par Marc Augé, Ed. Le Seuil 1992.
  • Oubli significatif de l’incidence sur les pratiques de travail… et donc sur leur localisation de l’arrivée des objets communiquants facilitant la commande à distance de chaînes de production… Les nouvelles modalités de travail ne se limitent ni aux services… ni au middle management… et sans doute moins qu’on le dit aux générations Y et suivantes !

Cf le Compte-Rendu complet par Néo-Nomade


Sur Wirkers, le lecteur peut approfondir le sujet des nouvelles pratiques numériques du travail :


Voir en ligne : L’application Néo-Nomade sur App Store

le 13 septembre 2011 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 16 septembre 2011