Mobilité connectée, partagée et apaisée… Espérance et ambiguité

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Mobilité connectée, partagée et apaisée… Espérance et ambiguité

Le sujet est d’importance puisqu’il est censé interférer avec le devenir et l’usage de nombreux espaces publics de cheminement via divers modes.
Quelques pistes à approfondir : incubation et développement de proximité / crowdsourcing avec les habitants / compétitivité et employabilité / révolution culturelle dans les univers techniques / rôle des formations / travailler le hors norme, le non pérenne, l’instable, la diversité fonctionnelle / trouver la bonne posture…


1- Paris ouvre un incubateur dédié à la mobilité connectée - Vu sur Paris Incubateurs.

« Cinq premières entreprises ont été sélectionnées - à l’issue d’un appel à projets ayant regroupé pas moins d’une quarantaine de candidatures - et s’installent progressivement au cœur de Paris Innovation Masséna. »

  • => Toujours une focalisation excessive et rampante d’une urbanisation « segmentant » les quartiers par fonction et non une diffusion plus profonde dans les territoires. Surprenant à l’heure du développement du nomadisme et de l’éclosion ici et là de tiers lieux, cantine et espaces de coworking.
    Certes on voit bien une carte mentionnant les lieux parisiens « incubateurs ».
    A suivre, sauf à rester dans leur bulle, l’incidence de chacune de ces localisations d’incubateur sur le développement local, l’écosystème, la création de valeur dans les quartiers et moulons de proximité.

 
« A l’origine de cette collaboration originale, des grands comptes qui souhaitent s’ouvrir dans une logique d’open innovation et des responsables d’incubateurs poussés par leurs start-ups à trouver des marchés et des partenariats stratégiques. Les deux parties prenantes « souhaitaient trouver un mécanisme pour pouvoir travailler dans la durée, non pas dans une logique de R&D mais dans une dimension business pour générer du projet commun à court et moyen terme », poursuit Nicolas Bellego ».

 
« Un partenariat qui stimule la compétitivité française »

2- La voirie intelligente du futur : des pistes lumineuses adaptées à tous les modes ? - Article de Laurent Meillaud sur Innov’In the City.

« Londres, Stockholm ou plus récemment Milan ont instauré des péages urbains pour limiter la présence de voitures dans leurs centres-villes. Le résultat : de grandes places et avenues soudainement un peu vides. A l’occasion d’Art Basel, l’une des plus importantes foires d’art aux Etats-Unis qui se tient tous les ans, le constructeur Audi a présenté l’an dernier un des cinq finalistes de son concours « Audi Urban Future Award ». Le projet BIG, avec ses pistes urbaines lumineuses alimentées à l’énergie solaire, permet la conduite de voitures électriques sans conducteur et la réappropriation de l’espace urbain en fonction des besoins de chacun. Retour sur cette vision futuriste du partage de la voirie. »

  • => Que font nos écoles de design en la matière ? Quelle sera la première ville française à agir de la sorte ?

 
"Changer les usages mobiles en fonction des besoins
L’objectif ? Pouvoir combiner la mobilité automobile électrique avec la mobilité piétonne et cycliste, de telle sorte à ce que l’un ne prenne plus le pouvoir sur l’autre. Pour cela, il faut imaginer toutes les surfaces horizontales (routes et trottoirs) qui deviennent mobiles en fonction des besoins. Ainsi les routes réservées à la circulation automobile pourraient s’effacer pour laisser place à des chemins piétons, ou à un parc qui aurait besoin de s’étendre pour accueillir le concert du soir. La rue deviendrait alors numérique et s’adapterait aux exigences de ses concitoyens. Elle passerait d’un usage piéton/cycliste à un usage voiture et pourquoi pas récréatif. Les voitures sans conducteurs obéiraient aux messages délivrés par la chaussée lumineuse et elles seraient alors suffisamment intelligentes pour les interpréter et les comprendre. Ce concept supprimerait les bordures, les feux tricolores et toute autre infrastructure de conduite automobile, ce qui rendrait davantage la ville aux piétons et aux cyclistes. Chaque pas déterminerait un périmètre de sécurité sur le sol indiquant à la voiture les zones à ne pas franchir."

  • => Une vraie révolution culturelle pour les techniciens voirie, les urbanistes, les ergonomes et autres hommes de l’art de l’espace public !… Que font à cet égard, pour accompagner le changement, nos systèmes de formation permanente et quant est-il des stimuli possibles lors des appels d’offres ?
  • => Le citoyen revenant, via les pratiques et applicatifs nomades, au coeur de la gouvernance des espaces et des usages… c’est tout un chamboulement qui se prépare dans l’avant, le pendant et l’après de tout aménagement public. On s’écarte de plus en plus des seuls discours sur l’appropriation du projet lors des consultations publiques…

3- Comment la ville nuit-elle à notre cerveau ? - Article de Hubert Guillaud sur Internet Actu.

"Les neuroscientifiques et les psychologues commencent à s’intéresser à l’aménagement urbain pour qu’il cause moins d’atteinte à notre cerveau. La plantation d’arbres en centre-ville ou la création de parcs urbains peuvent ainsi réduire de façon significative les effets négatifs de la vie urbaine. Quand on se promène en ville, notre cerveau, toujours à la recherche de menaces potentielles, doit gérer les multiples stimuli liés à la circulation et à la vie urbaine. La gestion de telles tâches mentales, apparemment anodines, a tendance à nous épuiser, car elle exploite l’un des principaux points faibles du cerveau : sa capacité de concentration. Une ville est si débordante de stimuli que nous devons constamment rediriger notre attention pour ne pas être distraits par des choses sans importance comme une enseigne clignotante ou des bribes de conversations. “L’esprit est comme un puissant super-ordinateur, mais le fait de prêter attention consomme une grande partie de sa puissance de traitement.”

4- Nomadisme : mobilité et aménagement - Voirie Pour Tous - Vu sur site Voirie-Pour-Tous.

« Tout nomade numérique oscille entre : organisation rythmée des mobilités et sollicitations de l’instant pouvant le faire s’écarter de son chemin. »

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le 17 juillet 2012 par Jacques Chatignoux Opérateur
modifie le 1er août 2012