Sur la méthode :
- Dans l’avant propos, McKinsey resitue le contexte de l’analyse :
- Considérer l’internet comme une véritable filière économique
- Approche de quantification croisant les points de vue macro (valeur ajoutée et emploi) et micro-économique (impact sur les acteurs et mécanismes de création de valeur)
- Instruments d’analyses nouveaux (quantifier le surplus de valeur pour l’internaute , indice d’intensité web des entreprises - le levier numérique, l’indice e3 pour mesurer la maturité numérique d’une économie nationale - e-ngagement, e-nvironnement, e-dépenses).
- Quatre types d’activités observées : les activités ayant le Web comme support -e-commerce, publicité en ligne… -, les télécommunications sur IP-FAI… -, la fabrication et maintenance de matériel informatique destiné au Web (PC, « smartphones », composants électroniques) -, les activités de services informatiques ayant une connexion Web.
- Mesurer la « connectivité Internet » de la France et la comparer à celle des autres pays de l’OCDE . Cet indice mesure à la fois l’usage d’Internet (des particuliers, des entreprises et de l’administration), la qualité de l’infrastructure et de son débit, et les dépenses effectuées sur Internet (publicité, e-commerce).
- L’étude ne prend pas en compte les effets collatéraux de l’arrivée de l’internet : ventes qui se font sur le web ne se font plus en boutique, destruction de valeur et d’emplois dans certain de secteurs (musique, presse, édition, transports par exemple).
- L’étude ne comprend pas les frais fixes déboursés pour l’accès Internet et la téléphonie mobile.
- Vision partielle de l’internet : Une vision économique plus large aurait été plus intéressante pour rendre compte du phénomène de numérisation de l’économie. comme le souligne l’article de 01 informatique McKinsey et l’Internet, une étude en trompe-l’œil
- Une étude qui ne cerne pas l’incidence éventuelle des DSP (Délégation de Service Public) dans la création d’emplois locaux (hors la filière numérique)… Or s’il est important, au vu des sommes investies dans les DSP, d’avoir les incidences directes sur la filière numérique, il est tout aussi significatif de mieux mesurer l’incidence de l’internet sur l’activité et la création d’emplois nouveaux sur les filières existantes (sans se limiter aux fonctions internet de l’entreprise) et par là d’identifier le « coût / avantage d’un emploi nouveau résultant d’une DSP ».
- Etude cofinancée par Google ce qui pose la question de l’indépendance de l’étude.











