Grosse Fatigue Numérique… Quand trop de numérique peut tuer le numérique. Relisons Victor Hugo pour laisser place au rêve…

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Info Vie Quotidienne N°798-2162

Grosse Fatigue Numérique… Quand trop de numérique peut tuer le numérique. Relisons Victor Hugo pour laisser place au rêve…

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Dans un article intitulé Grosse Fatigue Numérique, Jean-François Marchandise - Fing affirme divers constats :

  • conditions d’utilisations dédouanant de toute responsabilité en cas de défaillance des programmes
  • perte, déformation, circulation de données personnelles,
  • montée d’un management autoritaire du contrôle et de la surveillance
  • « rébellions numériques » se multiplient : on ne répond plus aux mails, on coupe le mobile…

 
Qui se poursuivent par des orientations possibles :

  • Qui est concerné ?
  • Qu’est-ce qui change dans ce scénario ?
  • Ce scénario est-il souhaitable ?
  • Ce qu’il faudrait faire pour que ce scénario devienne crédible et souhaitable
  • Comment anticiper la rupture ? … pour une entreprise et un acteur public

 
Le tout suggère quelques remarques…

  • Il insiste sur « Le numérique est au coeur de la transformation des conditions de travail, et pourtant il reste peu étudié, peu présent dans les négociations collectives. La situation change d’autant plus rapidement que les entreprises ont peu à offrir sur le plan des salaires, et que les »digital natives« arrivent en masse dans les entreprises. Les pratiques numériques, ainsi que leurs limites, deviennent des sujets centraux, tant pour le management que pour les salariés et les syndicats. »
    • Cela justifie pleinement le présent site wirkers.info
      L’auteur aurait dû cependant contextualiser pour rappeler, à toutes les époques de l’humanité, le rôle structurant spatial, valeur, économie, social… des mutations dans les modalités et organisations du travail.
  • Il n’en tire pas les conclusions sur le risque d’aller dans le mur pour les acteurs locaux réclamant du THD à tout va, y compris avec le rôle d’opérateurs d’opérateurs… tout en délaissant la question de l’employabilité des habitants.… Et ce n’est pas la situation de la France toujours dans le quart-monde numérique du très haut débit qui peut tenir lieu de réponse.
  • Il ne mentionne pas non plus ce qui fait la mauvaise graine du numérique : les lobbys des corporatismes publics qui devraient davantage réinvestir leur rôle principal « Servir avec loyauté et indépendance d’esprit »…
    Les lobbys des industriels étant dans une autre logique parfois constructive, parfois de pure façade par ex en manipulant la réalité des emplois créés dans le numérique (CfL’industrie du numérique fait son lobbying par les chiffres de l’emploi).
  • Il a raison d’insister sur « les injonctions paradoxales ». dans les pratiques managériales et sur la « bonne »écologie informationnelle« , pour les individus comme pour les organisations, est affaire d’essais-erreurs. Elle passe par de tous petits pas, pas par un »grand soir".
    • Surprenant de ne pas faire le lien entre ces pratiques sociales et l’évolution progressive : organisation des entreprises en petites unités sous forme de grappes autonomes et responsables ; et réduction progressive du salariat de par les externalisations et relations contractuelles ciblées avec l’univers des télétravailleurs nomades seul ou en équipe…

 
Ce qui est dommage dans ce texte de JF.Marchandise, par ailleurs fort utile et bon récapitulatif ; c’est sa conclusion en une seule série de mesures correctives envisageables pour les entreprises et les collectivités.

Pour progresser au-delà et contribuer à retrouver du sens et des valeurs dans les actions numériques… il faut probablement rapprocher cette analyse de :

  • L’article d’Annie Le Brun : Victor Hugo Maintenant
    • « Ce qui lui manque, c’est le manque. »
    • ou encore : Hugo n’aura cessé d’en apporter l’antidote ( au réalisme politique et réalisme artistique), en affirmant que « le rêve qu’on a en soi, on le retrouve hors de soi » et montrant du même coup que « l’étendue du possible est en quelque sorte sous nos yeux »  ?
    • et encore : Et l’extraordinaire est que le secret de ce courage, Hugo ne cherchera qu’à le faire partager, en montrant, que « personne n’est hors du rêve » et que « nous sommes les aventuriers de notre idée ».
      Ce que résume bien l’auteur Annie Le Brun « aucune politique ne se conçoit sans laisser place au rêve »
  • A relire aussi cet extrait de François Bellec à propos des navigateurs en terres inconnues : « Leurs journaux de bord, leur correspondance et les récits de leurs compagnons ont la fraîcheur des émotions sincères, des émerveillements qu’amplifiait le superlatif convenant aux mondes nouveaux. On peut y lire leurs motivations nobles, leur fierté parfois arrogante, leur assurance, leur triomphe et leur gloire. On y déchiffre aussi, entre les lignes, leurs doutes, leur lassitude, leurs peurs, leur désarroi, leurs échecs et parfois leur détresse ». - ( Le livre des terres inconnues - Journaux de bord des navigateurs XV-XIXe siècle » par François Bellec - Ed du Chêne)

Cela situe les voies / voix qu’il nous faut davantage explorer… ou tenir ; pour nourrir le numérique en étant source de rêves et de découvertes !



Lien proposé : Grosse Fatigue Numérique

par Redaction Wirkers le 12 mars 2012
modifie le 14 mars 2012
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