Comment progresser en collaboration - Wirkers ?

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Pratiques numériques pour viser l'efficacité

Comment progresser en collaboration - Wirkers ?

La nouvelle vague du net dite web2, une terminologie pour faire « branché », une réelle bonne pratique pour gagner en productivité et améliorer le travail en équipe…
Reprenons simplement le mot « collaboratif » : « qui met en oeuvre la collaboration de plusieurs personnes physiques ou morales dans un but commun ».
Collaboration signifiant pour sa part : « action de travailler en commun avec quelqu’un ».

En somme nombre de nos actes courants professionnels ou personnels comportent déjà une dimension collaborative avec une notion d’équipe jamais très loin.

A l’heure du net, la force du collaboratif

  • Favoriser, avec rapidité et aisance : la circulation des informations, l’identification des plus pertinentes, leur valorisation, la possibilité d’écrire et d’illustrer des textes à plusieurs, l’interaction avec des informations en ligne via des commentaires de forums. En résumé il est désormais possible et sur des thèmes forts divers de « co-construire » de « co-produire » l’information, d’en enrichir la valeur ajoutée.
  • Redonner du temps, puisque collaborer c’est agir à plusieurs et donc chacun à son rythme. Dans les pratiques collaboratives, les tâches peuvent se répartir plus aisément tout en offrant à chacun un lieu unique pour retrouver l’action des uns et des autres : la communauté.
    Il est ainsi facile de mettre à disposition d’un groupe un document (fichier texte, image, audio, montage diapos…) sans encombrer les courriels de chacun, de voir les différentes versions d’une note de travail, de naviguer rapidement d’un dossier partagé à un autre etc.
    Celles et ceux qui pratiquent le collaboratif gagnent du temps par des réunions mieux préparées au préalable, évitent des déplacements inutiles, peuvent accéder à des informations actualisées ou enrichies par les membres de l’équipe où qu’ils soient. Ils jouent en résumé la performance :) .
  • Rendre plus aisée la conduite de projets : faire travailler à distance et de visu des acteurs diversifiés, localisés ici et là ; piloter des réseaux transverses à plusieurs chantiers pour renforcer les exigences qualité par exemple ; capitaliser les savoirs en mettant à disposition des référentiels co-produits et actualisés en ligne ; réussir des appels à projets.
  • Conforter l’intelligence collective. Comme on dit : “à un problème il y a souvent plusieurs solutions«  :) ou encore  »d’un repère pour bien le comprendre, il faut en faire le tour".

Quelles sont les incidences du collaboratif à l’heure du net

  • Il interroge le management, c’est à dire la conduite des organisations. Mais celles qui ont l’habitude du travail en équipe par exemple autour de projets devraient s’acclimater aisément. Plus difficile bien sûr pour les organisations à forte composante hiérarchique ou dont l’encadrement à tous niveaux de l’entreprise, cherche à contrôler sans vraiment déléguer ou en enfermant les processus de production dans des visions trop étriquées.
  • Il renforce vigoureusement les capacités comparatives (cf le réflexe moteur de recherche type Google, Yahoo..). Il pose ainsi la question de la certitude du savoir de chacun ; et dans les faits, introduit sur les savoirs une forte composante concurrentielle à dimension internationale, avec des lieux de références du savoir partagé comme wikipedia.
    • si le savoir est la base de l’identité d’un individu ou d’une organisation, c’est donc cette identité qui va se trouver en concurrence,
    • si le savoir est facteur de progrès, la composante comparative pourra enrichir la vision du sujet, la diversité des façons de trouver des solutions ou de poser les problèmes dans une société de plus en plus complexe.

Pourquoi se mettre fortement au collaboratif dans une société numérique

  • éviter d’être distancé dans sa réussite professionnelle comme dans ses réseaux personnels,
  • conforter la vitesse de circulation des informations comme leur ciblage,
  • pouvoir apporter en temps réel de la valeur ajoutée aux flux d’informations en circulation,
  • développer ses compétences, son aptitude et son attitude à être de son temps.

Quelles sont les valeurs et attitudes portées par le collaboratif

  • Une vision apaisée dans la relation à l’autre. L’autre n’est pas forcément la concurrence, celui ou celle qui va vous prendre etc…
    Comme disait André Chouraqui : « L’Homme ne peut se définir que par l’ouverture à l’autre ».
  • Le partage de l’information. Classiquement dans les organisations hiérarchiques chacun garde l’information. Dans une société en forte accélération et où une partie de plus en plus grande de la connaissance est en ligne, garder l’information c’est s’appauvrir personnellement et introduire des freins à la réussite des enjeux de son organisation.
    A méditer ce que disait Marcel Hénaff : « La finalité du don n’est pas la chose donnée (qui capte l’attention de l’économiste), ni même le geste du don (qui fascine le moraliste), il est de créer l’alliance ou de la renouveler ».
  • La reconnaissance de l’Autre. Dans les sociétés du 19e et du 20e, chacun se situait en représentation au vue de sa fonction sociale. Dans une société numérique, la question est moins « ce que tu exerces comme fonction ».. mais « d’abord ce que tu es comme Homme ». On passe ainsi de plus en plus d’une société de la Re-Présentation à une société de la Re-Connaissance.
    Cette reconnaissance étant bien souvent fondée sur l’attitude, la posture prise vis à vis des informations en circulation.
  • L’individu actif et réactif. Dans une société numérique constituée de réseaux de réseaux (le principe même du net), l’individu est au coeur ; une sorte d’individualisme en réseau.
    Comme l’évoquait Solveig Godeluck : il faut “considérer l’internaute comme un « colon » du virtuel, certes rattaché à une immense colonie, mais doté d’une légitimité et d’un pouvoir isolés. Il lui arrive, par la suite, de s’allier pour accroïtre ses forces."
    Les professionnels de la veille savent bien l’importance qu’il y a à valoriser les énergies de chacun et la diversité des sources pour identifier les tendances, les facteurs de mutation, de progrès, les stratégies ou les tactiques, les signaux faibles etc….
  • Le temps de l’engagement pluriel. La richesse du collaboratif est de ne pas être unique. Il peut s’exercer en plusieurs lieux simultanément ou non selon l’intérêt et l’utilité pouvant être retirés des communautés de pratiques qui en sont souvent le lieu d’expression.
    Comme le mentionne Jacques Ion en matière d’engagement : « Dans un processus d’individuation…. à l’adhésion durable quasi irréversible … se substitue l’engagement ponctuel »… qui aboutit à « transformer les réseaux verticaux de groupements en réseaux horizontaux de personnes ».

Comment progresser personnellement

Il faut penser simplement à la « courbe d’apprentissage » d’un langage, d’un instrument de musique…. En somme pratiquer et pratiquer encore.

C’est la raison même qui justifie le déploiement de Atelier d’Ecriture Collaborative - Wirkers - Pourquoi et comment le rejoindre.


Voir en ligne : Atelier d’Ecriture Collaborative - Wirkers - Pourquoi et comment le rejoindre

le 18 décembre 2009 par Redaction Wirkers
modifie le 4 mai 2010