Cartes ouvertes données publiques, contenus réutilisables un tournant possible en 2011 : juste faisons le … - @Brest

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Cartes ouvertes données publiques, contenus réutilisables un tournant possible en 2011 : juste faisons le … - @Brest

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M.Briand donne le ton et l’objectif : « Pour une année 2011 des contenus publics numériques mis en communs ! »

« L’année 2010 a vu l’émergence d’initiatives de collectivités « libérant « leurs données, telles la délibération de Brest métropole océane permettant la libre réutilisation des données géographiques ou la réutilisation des données de transport et la plate forme d’entrepôt de données »OPEN DATA" initiée par Rennes Métropole. Alors que les initiatives en Angleterre, en Australie et dans différents pays se développent portées par les gouvernements, il a fallu attendre 2010 pour qu’apparaisse en France une libération des données publiques.

Après des années de services public sous clé d’accès, interdits de réutilisation, la généralisation du numérique, la diffusion de l’internet mobile et l’interpellation d’initiatives citoyennes (Openstreetmap, veille de la FING, associations comme Libertic, Regards citoyens, Cartes ouvertes), posent question aux politiques publiques."

On retiendra

  • "Ce mouvement bénéficie d’une double dynamique
    • d’un côté c’est le pari d’un développement de nouveaux services rendus possible par la réutilisation des données publiques avce une application particulière à l’internet en mobilité en plein essor. C’est le parti pris d’agglomérations comme Rennes qui l’organise avec un concours d’application et l’ouverture de leur plate forme d’entrepôt de données.
    • et c’est l’implication d’acteurs associatifs dans une appropriation de ces données rendues publiques. A Rennes, toujours c’est le projet « Cartes ouvertes » des initiatives permettant de réduire notre empreinte écologique porté par la Maison de la consommation et de l’environnement et inscrit dans le projet « greenmap ». A Paris et Nantes ce sont les chasses aux trésor de l’Opendata initiées par Regards citoyens et Libertic."
  • « Les données ouvertes s’inscrivent bien dans une logique des biens communs numériques élargis… »
  • "Faire en sorte que les contenus soient accessibles et réutilisables est un changement de mentalité qui demande du temps. Aujourd’hui l’élu ou le technicien qui commande une étude s’en sent bien souvent propriétaire même si elle est financée par l’argent public.
    Combien de schéma d’aménagement numérique par exemple ont été commandés par les agglomérations, les départements et les régions sans être mutualisés payant plusieurs fois la même présentation générale adaptée au contexte local ?
    Ici et là ce sont des initiatives locales qui font que les archives les photographies des oeuvres d’un musée dans le domaine public sont mis en ligne et réutilisables."
  • « Restera le chantier immense des contenus pédagogiques. »
  • « A la différence des logiciels libres où nous sommes nombreux à être simple utilisateur et pas développeur, les contenus ouverts nous concernent tous. »

Plusieurs questions restent ouvertes :

  • Capacité des services publics à produire des données publiques dans des contextes de réduction des finances publiques.
  • Acceptation par les pouvoirs élus d’une subsidiarité publique en termes de données publiques, avec laquelle ils devront composer ?
  • Déploiement concomitant de services construisant de la valeur ajoutée économique ou sociale en s’appuyant sur semblables données publiques.
  • Pérennité de l’approche proposée (au-delà de la question sur la fiabilité des données obtenues par ce mode et du discours mobilisateur) s’appuyant sur des myriades d’internautes - logique de réseau - ; à l’opposé de l’approche classique propriétaire s’appuyant sur une institution d’origine démocratique.
  • Détournements latents de semblables démarches de type « crowdsourcing avec internautes », qui si elles ne sont pas irréprochables et disposant d’une gouvernance limpide, peuvent faire croire à ces derniers qu’ils sont porteurs de valeurs nobles collectives, alors que leur seule mobilisation vise d’abord la logique marchande de certains.
    Cf à ce titre le projet « Imagination for people » prétendant « contribuer à démocratiser l’accès au conseil et à solvabiliser les compétences collectives détenues par les citoyens » alors que l’objectif semble plutôt « faire des affaires de type »conseil C to B et C to G".


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par Redaction Wirkers le 2 janvier 2011
modifie le 2 janvier 2011
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