Après les SDTAN faut-il des Schémas de Développement des Usages Numériques Territoriaux ?

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Après les SDTAN faut-il des Schémas de Développement des Usages Numériques Territoriaux ?


Dans un article « Pour des Schémas de Développement des Usages Numériques Territoriaux » Jean-Pierre Jambes suggère de compléter les dispositifs existants sous l’angle des usages.
On y relève une certaine pérennité d’argumentaires vrais alors que d’autres méritent des éclairages complémentaires pour recontextualiser, imaginer l’avenir plutôt que décliner de nouvelles procédures. Cf ci-dessous.


A relire en introduction, selon besoin, le topo sur la "Subsidiarité Publique - Bol d’air dans les pratiques démocratiques mentionné dans les commentaires de l’article ci-dessus. Il date de 2003, mais il y a encore quelques points restant d’actualité… au moins pour un décentrement nécessaire des postures en matière numérique.

Sur le propos de JP.Jambes, repères :

Vrais

  • « le citoyen de demain sera à la fois un usager – acteur de nos mondes réels et un acteur – usager du Web interactif »
  • « les Collectivités Territoriales figurent parmi les acteurs les plus directement concernés par le numérique »
  • « Ce n’est donc pas, encore, les morphologies territoriales qui se transforment. »

Compléments

  • « C’est en effet plus l’individu que le territoire qui devient numérique. »
    • Certes, mais de nouveaux territoires numériques émergent (sans forcément de cohabitation, de similarité d’échelle ou de fonctions avec les territoires géopolitiques)… simplement en référence au propos de Marc Augé « Si un lieu peut se définir comme identitaire, relationnel et historique, un espace qui ne peut se définir ni comme identitaire, ni comme relationnel, ni comme historique définira un non-lieu » - Cf Les lieux et non lieux de l’interconnexion.
  • « Cette mutation rapide des moteurs et des carburants de nos vies sociales ne trouve que peu d’échos dans les politiques nationales en matière d’aménagement numérique »
    • Normal puisque le point de départ des raisonnements est la culture actuelle de l’aménageur, ingénieur, urbaniste ajoutant de simples couches à des échelles territoriales géopolitiques qui se voudraient immuables…
      D’où la production de Schémas Directeurs « figeant en projection » l’avenir d’espaces anciens… Normal dans cette vision « ancienne » du monde, que les hommes de l’art privilégient les tuyaux.
      Pourtant, tout observateur attentif, voit bien que les territoires numériques (non pris en compte à ce jour) fondés sur les communautés notamment, véhiculent les pratiques sociales, les réputations, les usages de demain… et donc la transformation des valeurs, des échelles, des interconnexions et des supports d’échanges de notre époque numérique.
      L’homme de l’art est parfaitement capable de se projeter en avant. Faut-il avoir le courage de l’innovation, de l’expérimentation et les formations adéquates cf Crédibilité du discours de l’ingénieur et histoire des sciences.
  • « Certains militent pour un nouvel équilibre entre aménagement des infrastructures numériques et développement des services numériques publics ou d’intérêt public. »
    • Cela me semble une approche partielle de lier ainsi les deux… Cela revient à vouloir « territorialiser aux échelles classiques » des services numériques… dont la vocation naturelle est de participer, comme d’autres, à l’acentrement général qui n’a plus rien à voir ni avec le local, ni avec le global !
    • Encore plus en décalage si l’on veut bien considérer que les pratiques nomades et plus généralement la mobilité ne se déploient plus sur les seules échelles géopolitiques…
    • Ce qu’il faut sans doute travailler davantage c’est la question de la Gouvernance des territoires numériques (qui ne se résume pas à de la e-démocratie)… et les services et usages pouvant s’y exprimer.
  • « Exigence de planification, de mise en cohérence »
    • Ne nous trompons pas d’époque… C’est de diversité, d’expérimentations, d’échecs et de réussites dont nous avons besoin. Dans un monde en émergence où l’improbable est la règle… la planification ou la mise en cohérence ne pourront s’exercer, excepté comme axes de bonnes questions à se poser et c’est indispensable dans une époque plus qu’instable.
    • A ce titre, les livres blancs sur des services et des usages numériques fondés sur une large concertation au-delà des seuls acteurs du numérique… sont une voie envisageable pour cerner les échelles et les interconnexions territoires numériques / géopolitiques ; mais aussi l’interface avec les autres réseaux humains de proximité et les singularités locales.
      S’ils se cantonnent à n’être qu’une articulation préalable à des schémas départementaux des services numériques, ils font perdurer les logiques et cultures décrites ci-dessus… Ils s’inscrivent alors à l’opposé du fonctionnement même de l’internet, au lieu d’être créateur de valeurs pour les territoires.

A venir divers repères sur ce que pourrait être « une politique locale des territoires numériques, opérateurs, réseaux, services et usages associés ». Pour l’heure quelques pistes sont esquissées dans les liens ci-dessous :

NB : Autre Repère Utile sur les Schémas Directeurs Territoriaux d’Aménagement Numérique : THD 2011 - TR1 : Premier état des lieux des SDTAN et SCoRAN

Voir en ligne : Pour des Schémas de Développement des Usages Numériques Territoriaux
le 22 décembre 2011 par Redaction Wirkers
modifie le 23 décembre 2011
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